Registre de consentement téléphonique : existe-t-il un registre officiel ?

Non : l'État ne tient aucun registre officiel des consentements au démarchage téléphonique. Depuis le 11 août 2026, chaque entreprise constitue le sien et le produit en cas de contrôle. Voici ce que ce registre doit contenir et comment le tenir. C'est aussi le vide qu'Appel Consenti s'est donné pour mission de combler : construire le registre de référence que la loi n'a pas créé.

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Sources : loi n° 2025-594 du 30 juin 2025 (article 13) et décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026, articles R. 223-1 et R. 223-2 du code de la consommation (chapitre en vigueur). Lecture complémentaire : DGCCRF, les règles du démarchage téléphonique s’imposant aux entreprises.

Pourquoi il n'existe pas de registre officiel

Le 11 août 2026, la liste d'opposition Bloctel a disparu et la logique s'est inversée : appeler un particulier à des fins commerciales sans son consentement préalable est interdit, et c'est au professionnel de prouver cet accord. Le texte impose la preuve ; il n'organise pas sa tenue.

Ni l'État, ni la CNIL, ni la DGCCRF ne tiennent de fichier central où s'inscrire pour obtenir le droit d'appeler. Le décret n° 2026-662 dit l'inverse : chaque professionnel tient son propre registre de preuves et le présente en cas de contrôle. Un service qui se présenterait comme « le registre officiel » vous tromperait : aucun agrément de ce type n'existe.

Ce que la loi vous oblige à tenir depuis le 11 août 2026

Le mot « registre » n'apparaît pas dans le décret, mais ses exigences en dessinent un, très précisément. Voici ce qu'il impose, et où chaque obligation est écrite.

ObligationRègleSource
Contenu de la preuveEnregistrement numérique horodaté : date et heure du recueil, contenu de l'information délivrée à la personne, plages horaires acceptées le cas échéantarticle R. 223-2
Durée de validité12 mois au maximum à compter du recueil, mentionnés dès la demande de consentementarticle R. 223-1
Conservation de la preuve3 ans, sur support durablearticle R. 223-2
Accès du consommateurPreuve mise à disposition sur demande, y compris via une interface en ligne à authentification sécuriséearticle R. 223-2
RetraitAussi simple à exprimer que le consentement, y compris oralement pendant un appel, avec effet immédiatarticle R. 223-3

Un consentement expiré ou introuvable a la même conséquence qu'un consentement jamais recueilli : l'appel est illicite. Le registre n'est pas une formalité d'archivage, c'est lui qui dit qui vous pouvez appeler aujourd'hui.

Ce que votre registre doit contenir, champ par champ

Aucun format n'est imposé. Ce qui compte est de pouvoir restituer, pour chaque numéro, une preuve complète et datée. Champ par champ, voici ce qu'un registre doit porter pour y parvenir.

Un registre ne vaut que par des consentements valables

Le registre conserve, il ne répare pas. Une case pré-cochée, un accord noyé dans des conditions générales ou un fichier acheté « déjà consenti » resteront contestables une fois enregistrés : la preuve reproduira le vice d'origine.

Tableur ou logiciel : comment le tenir au quotidien

Aucun texte n'impose un logiciel. Un tableur tenu sérieusement peut porter les champs ci-dessus, et c'est un point de départ honnête pour quelques dizaines de contacts.

Ses limites arrivent vite. Un fichier modifiable à volonté n'a pas d'horodatage opposable, et il n'archive pas le texte exact présenté à chaque personne. Restent à suivre à la main les 12 mois de validité et les retraits exprimés en cours d'appel : le premier oubli rend le fichier faux, et un fichier faux ne protège de rien.

Les cas qui n’entrent pas dans le registre

Notre ambition : le registre de référence que la loi n’a pas créé

Le législateur a créé l'obligation sans créer l'outil. Chaque entreprise qui prospecte se retrouve devant la même question : comment tenir une preuve opposable et à jour. Nous avons construit Appel Consenti pour y répondre une fois, correctement, plutôt que de laisser chacun la résoudre dans son coin en tableur.

Appel Consenti n'est pas un registre officiel, et personne ne peut prétendre l'être. Notre ambition est autre : devenir le registre de référence, celui que les professionnels adoptent comme standard de fait parce qu'il suit exactement ce que le décret n° 2026-662 exige, rien de moins, rien de plus.

C'est le sens de l'offre fondateurs : les premiers comptes ne souscrivent pas seulement un abonnement, ils installent ce standard avec nous, et leur tarif de lancement reste acquis tant que leur abonnement vit.

Questions fréquentes

Pour aller plus loin

Les trois autres pages de référence

Cette page présente le droit applicable de façon pédagogique. Elle ne constitue pas un conseil juridique. Pour une situation particulière, consultez un avocat.

Le registre de référence se construit maintenant

Appel Consenti recueille vos consentements aux mentions du décret n° 2026-662, les horodate, les conserve 3 ans et vous dit qui vous pouvez appeler.

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